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19 novembre 2009

RESF 63 | Rassemblements à Clermont-Ferrand

19 novembre 2009

20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant
Le gouvernement s’en moque !

Les étrangers privés du droit au séjour par une loi sans cesse plus restrictive sont des travailleurs. Ce sont aussi souvent des pères et des mères, « coupables » d’être venus vivre en France, « coupables » d’y avoir fondé ou reconstitué une famille, « coupables » de vouloir pour eux-mêmes et leurs enfants un avenir meilleur.
Quand les autorités préfectorales interpellent un père, une mère ou toute une famille et les envoient dans des prisons pour étrangers en vue d’une expulsion, cet enfermement « administratif » ignore l’intérêt supérieur de l’enfant et viole la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

Aucun enfant ne sort indemne de son enfermement arbitraire, de son arrachement brutal au milieu dans lequel il vit, à son école et à ses copains.
Aucun enfant n’échappe à un traumatisme majeur, quand il a vu son père ou sa mère entre deux policiers, menotté et traité comme un criminel.
L’expulsion d’un père ou d’une mère est un tremblement de terre qui détruit parents et enfants jour après jour. Celui qui est frappé perd tout à la fois son compagnon, ses enfants, son travail, la vie qu’il a construite et se retrouve, démuni de tout, déposé là où personne ne l’attend.
Le conjoint et les enfants demeurés en France, privés d’un père ou d’une mère, restent sans ressources, sans appui, au minimum pour des mois, le plus souvent pour des années, parfois pour toujours.
Pour beaucoup, c’est un lent engloutissement dans le silence. Il faut survivre, trouver des ressources, espérer un retour qui ne vient pas, tenir, replié sur sa honte ou alors, comme l’espèrent préfets et ministres, partir, acculés par le désespoir et le dénuement.

Le ministre qui légitime l’emprisonnement des enfants au nom de l’unité familiale la méprise souverainement dès lors qu’il s’agit de démembrer une famille en expulsant l’un des deux parents, le père le plus souvent ou, parfois, la mère.
La possibilité laissée à des parents d’abandonner leurs enfants pour leur éviter l’expulsion est une monstruosité.
Le placement de mineurs en centre de rétention, leur expulsion, leur existence bouleversée sont insupportables.

En Auvergne, le préfet Stéfanini applique avec zèle la politique monstrueuse de Sarkozy, Fillon, Hortefeux et Besson. Cette xénophobie d’Etat qui organise une véritable chasse aux étrangers a des conséquences terribles.
Ainsi la famille Tang Zhou a dû vivre cachée durant tout le mois de septembre pour éviter une expulsion vers la Chine, et seule la mobilisation unitaire (associations, syndicats, partis, élus, citoyens) a forcé le préfet Stéfanini à reculer.
Le 7 novembre au matin, après pratiquement un mois d’enfermement en Centre de Rétention, Théophilus Omon a été embarqué par des policiers dans un avion pour être expulsé au Nigeria, le pays où il est né mais où sa vie est en danger du fait de ses conceptions religieuses.

Il faut que nous soyons toujours plus nombreux à savoir ce qui se passe ici chez nous en Europe, en France, en Auvergne et à Clermont-Ferrand.

Pour cela RESF 63 et RUSF 63 organisent deux rassemblements d’information à la population à Clermont-Ferrand.

Samedi 21 novembre 2009
14h30 place de Jaude
16h00 place de la Victoire

Il faut dire que trop, c’est trop ! Il faut arrêter ça !


Tract à télécharger ci-contre

 

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