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16 février 2010

CDEN du 15/02/2010

16 février 2010
Compte-rendu

On ne peut pas dire qu’entre le groupe de travail, le CTPD et le CDEN, l’intervention des représentants du personnel ait modifié le menu proposé par l’administration... il est toujours le même !

En marge des décisions de carte scolaire, notre intervention commune en CTPD (SNUipp et UNSA) a peut-être permis de rendre plus sensible l’Inspecteur d’Académie à la situation de l’école d’Abrest.
En même temps qu’était annoncée la décision d’ouvrir un poste en septembre, il était prévu de retirer la collègue en « surnombre » actuellement en charge d’une classe à l’école.
Ce retrait aurait conduit à la constitution de trois classes à double niveau avec un effectif autour de 30 élèves pour chacune d’entre elles.
L’intervention sur place des parents d’élèves (manifestation à l’école dont la presse locale s’est faite l’écho) a certainement été décisive.
L’Inspection Académique est revenue sur sa décision reconnaissant qu’elle n’avait pas mesuré toutes les conséquences du retrait. Cette situation aurait été évitée si dès la rentrée de septembre (2009 !) un poste définitif avait été attribué à l’école comme nous l’avions demandé forts de l’argumentation transmise par les collègues de l’école lors des commissions paritaires de ... l’année dernière !

Répondre aux besoins du département n’est pas possible tant que, pour l’Etat, l’Education ne représentera que la bête sur laquelle il se sert et non un investissement nécessaire sur la vie et l’avenir.
16 000 postes en moins pour l’Education à la rentrée 2010... ce qui amplifie les mesures négatives prises l’année dernière (13 500 postes en moins).
Peut-être faudrait-il qu’on se déguise en banquier ou en actionnaire de groupes pharmaceutiques pour avoir les faveurs de l’Etat... qui de ce côté-ci a su davantage et plus facilement orienter les dépenses publiques ces derniers temps !

En préambule, il a été rappelé de façon unitaire pourquoi nous avions boycotté le dernier CDEN (lettre ouverte) et comment nous analysions la situation (déclaration commune).

Au cours du CDEN, il a été rappelé à plusieurs reprises, et à plusieurs voix que c’est le dogme du non remplacement d’un départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux qui est la cause de tout... et non la prétendue baisse d’effectifs annoncée dans les écoles.
D’ailleurs dans les collèges, même là où l’administration attend une hausse d’effectifs (+ 53 élèves), il y aura une baisse des heures de cours ( - 63,5 heures).
Et il y aura davantage de classes chargées notamment en 6ème et même une suppression de division en SEGPA à Moulins... ce que nous avons aussi dénoncé.

La suppression de 18 000 postes de fonctionaires stagiaires cette année au niveau national a des conséquences locales. Liées à cette suppression, ce sont 85 heures postes en moins dans les collèges et dans les écoles, une perte compensée par la nécessité de créer 7,25 postes pour assurer les décharges de direction des écoles 4 classes.

L’Inspecteur d’Académie minimise les suppressions de postes à la vue d’une baisse du nombre des élèves attendue à la rentrée prochaine dans les écoles de l’Allier : - 282.
Cette baisse annoncée, nous la contestons. Elle présente une conséquence comme une cause.
La scolarisation des enfants entre 2 et 3 ans est en chute libre. Selon les chiffres mêmes de l’inspection académique [1], la chute s’amplifie : elle a déjà baissé en un an de 5 % (En 2008, 24,5 % des enfants de 2 ans étaient scolarisés contre 19,5 % en 2009).
Nous avons réaffirmé la nécessité d’accueillir dans de bonnes conditions les plus petits dans les écoles (pas plus de 15 élèves par classe pour les 2 ans est une revendication du SNUipp FSU) car c’est un âge qui nécessite un encadrement particulier.
Nous avons rapidement listé une dizaine d’écoles maternelles qui n’accueille pas ou plus cette classe d’âge car l’effectif moyen avoisine les 25 élèves par classe... et ne permet pas un accueil dans de bonnes conditions.
Par ailleurs nous avons aussi cité le cas de la ville de Vichy qui selon nos informations n’inscrit plus les enfants de 2 ans si ceux-ci ont leur anniversaire après la rentrée de septembre.
Ainsi nous avons présenté le cas de l’école maternelle Liautey : une fermeture de poste y est annoncée mais la scolarisation d’une partie des enfants de 2 ans n’est plus possible ! Vichy n’est sans doute pas la seule commune de l’Allier a avoir cette pratique.
L’école de Marcillat est également un autre exemple cité : actuellement les enfants de 2 ans ne peuvent pas être accueillis faute de locaux, la mairie s’engage dans la réalisation de travaux pour permettre cet accueil... et l’Inspection d’Académie envisage une fermeture de classe pour la rentrée 2010 ! CQFD !

Au nom de la FSU, nous avons rebondi sur ce dernier exemple présenté par Monsieur Riboulet élu (de l’opposition) au Conseil général pour dire que si les élus locaux pouvaient se sentir lâchés par l’Education Nationale, les collègues aussi !

A l’école Paul Bert de Vichy, à la rentrée 2010, ce ne sont pas 110 élèves qui seraient attendus comme le prétend l’administration mais 117 élèves d’après les données transmises par les collègues de l’école... Dans cette école pourtant classée en éducation prioritaire, après une fermeture, les classes restantes devraient connaître un effectif moyen par classe voisin de 24 élèves (23,4 exactement), ce qui augure d’une ou deux classes bien chargées !
Dans le tableau des nominés à la fermeture, cette école serait donc finalement une des écoles avec le taux d’encadrement le plus élevé...

Existe t-il encore une éducation prioritaire d’ailleurs ?
C’est la question que nous avons soulevée tant les écoles en éducation prioritaire sont concernées par les mesures de carte scolaire cette année.
Reprenant les effectifs attendus de ces écoles, nous avons réaffirmé que si « éducation prioritaire » avait encore un sens, il était normal que ces écoles aient un effectif par classe allégé...
Ce devrait un objectif à atteindre et pas un prétexte pour supprimer un poste ! Il ne faut pas amplifier l’injustice sociale par du déni scolaire !

Enfin non... l’Allier n’est pas encore un désert rural... et la présence des services publics comme l’Ecole contribue à son développement.
C’est ce que l’Inspecteur d’Académie a bien voulu reconnaître. Pour nous, il faut que l’Etat donne, dans ce domaine, pour notre département, les moyens de son développement.

Nous avons demandé un vote global sur la carte scolaire car nous ne voulions pas voter pour ou contre des mesures partielles prises dans un cadre contraint de réduction de postes imposé nationalement.

Toutes les voix exprimées au moment du vote sont allées contre les mesures de carte scolaire dans le premier degré, élus d’opposition au Conseil général compris.
Au moment du vote sur la carte scolaire du second degré... la majorité a voté contre également à l’exception de deux élus de l’opposition au Conseil général.
Entre les deux votes, le préfet est intervenu en plaisantant qu’il rendrait compte en haut lieu de ce manque de solidarité de la part de partenaires de la majorité présidentielle...

F.P.


Réécouter nos interventions sur les radios locales de Montluçon au sujet de la carte scolaire du premier degré :

[1] Compte rendu officiel du CDEN précédent

 

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