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21 juin 2011

CTPD du 21/06/2011 | Déclaration de la FSU

21 juin 2011

A l’occasion du présent CTPD, la FSU de l’Allier souhaite mettre en garde le ministère et le gouvernement contre la tentation d’aller vite sur les « réformes », qui sont en fait des contre-réformes, en vue de créer des situations irréversibles avant les élections présidentielles.
Il nous semble en effet que cette tentation explique beaucoup d’initiatives budgétaires, politiques et médiatiques prises dans les derniers mois.

Au premier rang de celles-ci figure bien sûr la forte augmentation des suppressions de postes dans notre département cette année, sur laquelle notre organisation ainsi que les autres syndicats, les parents d’élèves, les Maires ruraux et le Conseil général lui-même se sont fortement exprimés lors du CDEN.
La poursuite voire l’augmentation d’une politique similaire l’année prochaine provoquerait des situations de rupture et générerait de fortes réactions des plus légitimes.

Il s’est en outre confirmé que, comme nous le craignions, cette politique s’inscrit dans une perspective de regroupement de communes, de réduction du nombre de syndicats intercommunaux et d’incitation à la centralisation des Regroupements Pédagogiques Intercommunaux, le tout en relation avec la réforme territoriale.
Là aussi, une volonté politique d’accélération, motivée par la crise financière et par l’incertitude des échéances électorales, ne pourrait que conduire à des situations de rupture : l’Allier est précisément un bon exemple de département avec des communes et un tissu rural et néo-rural vivant, qui n’a pas naturellement tendance aux regroupements territoriaux mais qui a besoin d’une vrai politique de maintien et de développement des services publics, contraire à celle actuellement menée.

En annonçant à grand tapage médiatique « 17 000 recrutements », le ministre confirme en fait les 16 000 suppressions de postes puisqu’il y a 34 000 départs en retraite, il tente de pallier la sévère crise des vocations aux concours de recrutement que les récentes mesures contre la formation des professeurs ont provoqué et il promeut le recours aux contractuels et vacataires.

En annonçant tout aussi médiatiquement une réforme de l’évaluation des enseignants s’inspirant des pratiques des entreprises inadaptées à la réalité et aux missions du service public d’éducation, et en prétendant boucler ce dossier d’ici la fin de l’année, il confirme la volonté d’aller vite pour créer des situations irréversibles.

C’est pour ces raisons qu’après un large débat interne la FSU n’a pas signé le protocole sur la résorption de la précarité, malgré les quelques avancées contenues dans l’accord qui ont été obtenues par notre pression et nos interventions : en effet, là aussi, une situation irréversible tendrait à être mise en place par le fait que le recrutement dans la fonction publique par contrats passerait devant, et loin devant, le recrutement par concours.

Cette volonté d’accélérer au finish la mise en œuvre des contre-réformes, qui touche tous les domaines de la vie sociale, concerne également le domaine des libertés publiques.
Celui-ci ne concerne pas es qualité le CTPD ; cependant, il n’est pas possible pour nous de rester silencieux dans cette instance sur une question qui concerne nos missions, celle d’accueil et d’éducation, quand une famille demandant l’asile en raison de persécutions sévères et avérées se voit contrainte à la clandestinité et ne peut plus scolariser ses enfants, dont l’apprentissage du français et l’insertion sociale et éducative avaient bien commencé.
Nous parlons bien sûr de la famille Fejzulai, que la préfecture de l’Allier a pour l’instant choisi de contraindre à vivre une telle situation par une application de la loi reposant sur des affirmations erronées concernant sa sécurité et la situation dans son pays d’origine.

Rien n’est irréversible. La volonté de contre-réformes et de réduction des déficits publics s’apparente de plus en plus à une fuite en avant illégitime.
Nous souhaitons qu’à tous les niveaux l’Etat entende ce message avant qu’il ne soit trop tard quant aux réactions et aux situations de crise que cette politique va provoquer.

Moulins, le 21 juin 2011

 

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