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7 février 2012

CTSD du 07/02/2012 | Déclaration commune

7 février 2012

Déclaration FSU, SUD éducation, SE-UNSA, FERC-FO-FP

Les personnels de l’Education nationale et les élèves n’ont pas à payer une dette illégitime !

Partout, nous entendons que l’Ecole publique à l’instar des autres services publics devrait se serrer la ceinture. Qu’on ne pourrait échapper à l’austérité... qui va vous conduire à supprimer encore des postes cette année.

Nous ne le croyons pas, nous ne l’acceptons pas.

Cette dette est née en premier lieu de la politique fiscale favorable aux riches menée depuis un quart de siècle : les différents gouvernements ont décidé de faire des cadeaux aux plus riches, de diminuer les recettes de l’État. Ainsi, le taux le plus élevé de l’impôt sur le revenu est passé de 65% en 1982 à 41% en 2011.
Evidemment passer de 65 à 41% diminue considérablement les recettes de l’État et conduit à emprunter, en très grande partie d’ailleurs aux mêmes groupes sociaux bénéficiaires des réductions d’impôts. A quoi s’ajoutent les niches fiscales et baisses de TVA, les exonérations de cotisation sociale, surtout au profit des plus grandes entreprises, sans oublier la fraude fiscale, c’est 40 à 50 milliards d’euros perdus par an.

De fait, les 1% les plus riches ne paient que 20% de leur revenu en impôt.

Sans les mesures de baisse des impôts la dette serait bien moindre.
Contrairement à ce qu’affirment en cœur le Medef et le gouvernement, la dette n’est absolument pas due à une explosion des dépenses publiques. En France, les dépenses publiques passent de 55% du PIB en 1993, à 52,3% en 2007 avant la crise financière. Ce ne sont pas les ouvertures d’écoles et de lits d’hôpitaux ni les recrutements de fonctionnaires qui ont "creusé les déficits". L’on peut au contraire constater le parallélisme entre le gonflement de la dette et les coupes dans les services publics, cela dans l’ensemble des pays dits développés.

Et il faudrait payer ?!

De plus, les obligations d’Etat, titres de la dette publique, jouent un rôle clef sur les marchés financiers comme instruments de spéculation.

Nous devons d’ailleurs constater que voici encore quelques jours, aucun journaliste alors qu’ils en avaient l’occasion n’a posé au chef de l’État cette simple question : pourrions nous avoir l’honneur de savoir qui sont les créanciers de l’État pour le dû desquels nous sommes censés accepter la hausse de la TVA, la baisse des salaires réels, la mise en cause des fondements de la Sécurité sociale, l’allongement de l’âge de départ en retraite et le non remplacement des fonctionnaires en partance ?

Et voila qu’aujourd’hui des postes vont être supprimés, augurant une nouvelle dégradation des conditions de travail et d’étude pour tous.

L’École publique devrait être garante de l’égalité du droit à l’éducation pour les enfants. Faire payer cette dette aux personnels et aux élèves, c’est faire le choix notable de s’attaquer aux plus démunis, au plus pauvres et aux plus précaires.

Pour des services publics de qualité pour tous, c’est plus de 200 emplois qu’il faudrait créer dans les écoles et établissements de l’Allier.

Et pour cela, il faut évidemment renvoyer le paiement de cette prétendue dette publique aux calendes grecques, ou mieux encore, pour ne pas en faire porter le fardeau à nos enfants, la dénoncer purement et simplement. Ce serait là une décision de bon sens, responsable, modérée, raisonnable et équitable.

Yzeure, le 7 février 2012

 

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