www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 03

Vous êtes actuellement : Divers  / ÉVOLUTION DU MÉTIER  / CHANTIERS MÉTIER 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
3 décembre 2013

Présentation des chantiers « Peillon »

3 décembre 2013
Le ministère a ouvert de nombreux « chantiers » sur les métiers d’enseignants dont cinq concernent l’enseignement du premier degré.
PNG - 38.8 ko
Directeurs d’école
Direction et fonctionnement de l’école
Direction : du temps et de la reconnaissance !


Alors que l’enquête menée par le SNUipp-FSU fait ressortir que la principale priorité pour la direction et le fonctionnement de l’école est l’attribution de temps, le ministre propose des évolutions à la marge.

L’enquête menée par le SNUipp-FSU auprès de la profession et rendue publique en octobre le montre : la question du temps est la priorité pour l’immense majorité des directrices et des directeurs d’école.
Qu’il s’agisse de décharges supplémentaires, d’exonération de l’APC, de temps pour les écoles sans décharge, la coupe est pleine ! Les directeurs s’épuisent à remplir des tableaux Excel, à répondre à des exigences administratives incessantes alors que seuls 8 000 d’entre eux bénéficient d’une aide administrative sur 49 000 écoles.

Avec une question : quel apport, quel bénéfice pour le fonctionnement de l’école et la réussite des élèves ?

Des évolutions marginales ou à risque

Le ministre propose quelques évolutions, sans moyen, qui n’amélioreront que peu le fonctionnement et la direction d’école :

  • Pour les écoles sans décharge, passage de deux à quatre jours de décharge annuelle dans une période plus longue.
  • Pour les écoles à trois classes, 18 heures de décharge d’APC au lieu des 9 heures actuelles et rien de nouveau pour les écoles d’une à deux classes.
  • Décharge des heures d’APC pour les écoles de plus de quatre classes, ces APC étant assurées par les autres enseignants.
  • Les directions à décharge totale et en Éducation Prioritaire seraient profilées.
  • En lieu et place d’une revalorisation, un point supplémentaire dans tous les départements pour l’accès à la hors classe et la création d’un grade d’accès fonctionnel.
  • Enfin, il y aurait une volonté de simplifier les tâches administratives et de développer la formation avec les pairs.


Des annonces insuffisantes pour le SNUipp-FSU

On est loin de la refondation annoncée pour la direction et les propositions avancées par le ministère sont faites « à moyens constants ».
Or, comme l’a confirmé l’enquête du SNUipp-FSU, directeurs et directrices sont en attente de véritables avancées concernant le manque de temps, la charge de travail et la reconnaissance financière.
Le ministère sur bon nombre de points se contente de confirmer ou d’officialiser l’existant, comme par exemple en terme de formation où sont confirmées les cinq semaines inscrites depuis 1997.
Si la suppression de l’APC pour certains constitue une première réponse, pourquoi ne pas explorer également d’autres pistes telles qu’une remise à plat du régime de décharge introduisant par exemple un volume de 3/4 ?
En tout état de cause, pour le SNUipp-FSU, l’amélioration de la carrière des directeurs et des directrices ne peut se faire au détriment des intérêts des autres catégories de personnel.
Il rappelle son refus des postes à profil et de tout dispositif tendant à faire de lui un supérieur hiérarchique.

RASED
Passer des intentions aux actes, reconstituer les réseaux !

Les RASED ont connu une perte importante de leurs effectifs, depuis leur remise en cause en 2008.
Après un coup d’arrêt suite à la pétition et au mouvement « Sauvons les RASED », les rentrées 2011 et 2012 ont vu à nouveau le nombre de postes chuter, notamment sous l’effet des faibles départs en formation et du manque consécutif de personnels qualifiés.
Le bilan de la rentrée 2013 n’est pas encore disponible, mais nos enquêtes ont montré une légère tendance à la re-création de postes, de l’ordre de 65 postes environ, concentrés sur quelques départements (Guyane, Réunion, Bouches-du-Rhône...).

Au final, si les psychologues scolaires sont restés stables (avec même une légère progression), les E et les G ont perdu respectivement 40 % et 53 % de leurs effectifs en 6 ans (voir graphique ci-dessous).

C’est peu dire si les attentes sont fortes, notamment de la part des personnels concernés, mais aussi des équipes qui peuvent de moins en moins faire appel à cette « ressource ».

Des fiches par profession

Les fiches présentées par le ministère mettent en avant « des missions confortées » et la spécificité des trois types d’acteurs (maître E, maître G et psychologue scolaire).
Proposant de « définir une cartographie » à l’échelle départementale ou académique des postes, elles envisagent de positionner chacun « au niveau le plus pertinent (école ou circonscription) », et avancent le principe d’une « remise en route de la formation spécialisée » pour « répondre aux vacances de postes ».

Si ces éléments sont positifs, la définition des missions envisagée pour les professionnels des réseaux induit un changement profond des pratiques professionnelles, en introduisant un rôle d’expertise des difficultés et de conseil aux enseignants.
Ce point doit être discuté et et précisé. En aucun cas, cela ne doit se traduire par la disparition de l’aide directement apportée aux élèves.
De même, le positionnement différent proposé pour les personnels (école ou circonscription), les modalités de fonctionnement en réseau ne sauraient rester en l’état.


Le SNUipp-FSU, tout au long des discussions qui s’engagent, exigera que les personnels des RASED retrouvent une légitimité et que leur professionnalité se trouve renforcée et reconnue :

  • toute évolution de leur mission doit s’inscrire dans le cadre d’un travail en réseau renforcé ainsi que d’une meilleure articulation avec l’action des enseignants des écoles,
  • du temps de travail en équipe entre les personnels des réseaux et avec les enseignants des écoles doit être clairement identifié et garanti,
  • la refonte de la carte d’implantation des RASED et la relance des départs en formation CAPA-SH et DEPS doit être accompagnée de la création des postes nécessaires.


Le SNUipp-FSU interviendra également pour l’ouverture de discussions sur le recrutement et la formation des psychologues des écoles.

Évolution des postes RASED
PNG - 16.2 ko

Formateurs Premier et Second Degrés
Revaloriser les missions des PEMF !

Alors que les conditions de travail des PEMF se sont considérablement dégradées, le SNUipp-FSU portera des exigences fortes pour ces personnels.

Les PEMF du premier degré ont subi, depuis les réformes Darcos, une dégradation considérable de leurs conditions de travail :
  • Surcharge de travail : La non diminution de leur charge de classe (contrairement aux PE), a été compensée par une diminution de leur temps de décharge pour la formation avec parallèlement un élargissement et un alourdissement très importants de leurs missions de formation.
  • Indemnisation insuffisante et instable : Le système indemnitaire lié à leurs missions les a fait entrer, depuis la masterisation, dans une véritable précarité : Les missions qui leur sont confiées changent chaque année en fonction des besoins de la formation, ils peuvent percevoir ou pas leurs indemnités en fonction de ces missions.
  • Rupture de contrat : le passage à l’autorité unique des DASEN a abouti pour les PEMF à un glissement qu’ils dénoncent, de leurs missions historiques de formation initiale, vers celles de la formation continue.


Le chantier s’ouvre le 22 novembre

Les PEMF du premier degré qui ont résisté et sont toujours sur le terrain sont épuisés, ils ont besoin pour retrouver un minimum de sérénité d’un geste fort !
Le chantier travail ministériel concernant les formateurs propose de travailler à une redéfinition de leurs missions pour prioriser les formations initiale (ESPE) et continue (PDF) et le tutorat.
Il souhaite aussi travailler à l’élaboration d’une fiche métier « formateurs » et d’un « référentiel de compétences professionnelles des métiers de la formation de l’EN » pour reconnaître l’existence du métier de formateur ainsi qu’à des propositions pour une rénovation du CAFIPEMF (pour 1er et 2d degré) pour valoriser et développer les compétences de formateurs.


Le SNUipp-FSU interviendra pour obtenir pour les PEMF :

  • une augmentation de leur décharge de classe pour assurer correctement leurs missions de formation
  • une priorité accordée à leurs missions historiques de formation initiale
  • une vraie place de formateurs dans des équipes pluri catégorielles au sein des ESPE afin d’assurer l’articulation nécessaire entre les formations initiale et continue.
  • la création de réseaux de formateurs (CP, PEMF, Prof. ESPE…) organisés par les DEA.
  • une reconnaissance financière par revalorisation via un régime indemnitaire lié à leur fonction et non à leurs missions, pour exercer dans la sérénité afin que leur métier retrouve une attractivité perdue.
  • une revalorisation du CAFIPEMF qui permette aux formateurs de leur ouvrir la porte.
Conseillers pédagogiques
Clarification et revalorisation

Alors que leurs missions se sont déplacées, diversifiées et alourdies les conseillers pédagogiques attendent une clarification et un recentrage de celles-ci ainsi qu’une reconnaissance de leur professionnalité.

Les conseillers pédagogiques voient depuis les réformes Darcos s’alourdir chaque année leurs missions. Dans le même temps, un glissement est opéré pour leur octroyer de plus en plus de travail administratif.
Des missions multipliées, de plus en plus éloignées de leurs missions premières de formation des débutants et de suivi des équipes sur le terrain ont transformé leur métier.
Les régimes indemnitaires multiples qui régissent leurs fonctions sont inéquitables et peu attractifs : un CPC gagne moins qu’un chargé d’école !
Ces personnels ont été fortement sollicités par la mise en place des réformes Darcos. Ils ont alors tenu en espérant des jours meilleurs. Ils ont aujourd’hui besoin d’un signe fort du gouvernement qui soit à la hauteur de leur investissement.

Le chantier s’ouvre le 26 novembre

Le chantier travail propose de travailler à une redéfinition de leurs missions, de leur positionnement (plus de différentiation CPC, CPD), à une rénovation de leur certification (CAFIPEMF), à des propositions pour leurs recrutements et formation, et à une revalorisation de leur fonction et de leurs perspectives de carrière.


Le SNUipp-FSU interviendra pour obtenir pour les conseillers pédagogiques :

  • une reconnaissance financière via un régime indemnitaire unique et décent qui permette de redonner de l’attractivité à leur métier :
  • un recadrage de leurs missions autour de leur mission première d’aide aux débutants et aux équipes sur le terrain avec un encadrement précis de leurs périodes de travail.
  • une reconstitution des équipes départementales de conseillers pédagogiques spécialisés avec une réflexion sur la nécessité de nouvelles spécialisations
  • une vraie place de formateurs associés dans les équipes pluricatégorielles des ESPE afin d’être les maillons indispensables entre les formations initiale et continue, et de nourrir la réflexion nécessaire pour faire évoluer leur professionnalité.
  • la création de réseaux de formateurs (CP, PEMF, Prof. ESPE…)
  • une revalorisation du CAFIPEMF qui permette aux formateurs des évolutions de carrière correspondant aux compétences acquises par leurs missions de formateurs.
Professeurs des écoles
Les conditions d’exercice

Suite à la réforme des rythmes scolaires, un projet de décret a été élaboré sur les modalités de remplacement pour les enseignants amenés à intervenir dans des écoles aux organisations différentes.
Le service des enseignants intervenant dans plusieurs écoles (titulaires remplaçants, enseignants affectés sur des compléments de temps partiels ou des postes fractionnés) et qui peuvent donc suivre des rythmes différents serait annualisé « afin de leur permettre de récupérer les éventuelles heures d’enseignement accomplies en dépassement des obligations de service. »

Pour le SNUipp-FSU, cette annualisation est tout simplement inacceptable !

Le mouvement

Afin de prioriser davantage les situations d’éloignement les plus critiques, le ministère envisage d’introduire un nouveau paramètre, celui de la distance de séparation qui, à capacités d’accueil égales, garantirait l’examen ultra-prioritaire des candidats dont l’éloignement est le plus important.


Les situations des professeurs des écoles exerçant dans des contextes particuliers

Le ministère entend résoudre les situations spécifiques des professeurs des écoles exerçant dans certaines catégories d’établissement : établissements médico-sociaux, section d’enseignement général et professionnel adapté, établissements pénitentiaires.

 

7 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU 03
42 rue du Progrès
03000 MOULINS

tel/fax : 04 70 44 38 32

snu03@snuipp.fr

Mentions légales


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 03 , tous droits réservés.