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16 avril 2014

CDEN du 16/04/2014 | Déclaration du SNUipp-FSU

16 avril 2014

A plusieurs reprises ces derniers mois, le SNUipp-FSU vous a interpellé sur la question de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires dans notre département. Pour lui, celle-ci devait être conjuguée à d’autres mesures visant la réussite de tous les élèves et l’amélioration des conditions de travail des enseignants, comme la refonte des programmes scolaires, la rénovation de la formation continue ou la revalorisation du métier. Le préalable avant toute mise en œuvre de la réforme était que celle-ci devait se faire avec les enseignants, dans la consultation et la concertation. Les projets devaient être validés dans le consensus avec l’aval des conseils d’école.

Or l’enquête qui a été menée dans les écoles et auprès des enseignants, et qui a donné lieu à la rédaction d’un contre rapport sur les rythmes scolaires, au niveau national et au niveau départemental a montré le contraire : que ce soit dans les écoles qui sont entrées dans la réforme ou dans les écoles qui entreront en 2014, l’avis du conseil d’école n’a pas toujours été pris en compte. Dans l’Allier, certains conseils d’école n’ont pas été consultés sur le projet et près d’un tiers n’adhère pas au projet d’organisation proposé par la mairie et/ou à la nouvelle semaine scolaire.

Au final, la réforme des rythmes n’a de sens que si elle permet une réelle amélioration des conditions d’apprentissage des élèves. Or la plupart du temps, ce n’est pas l’intérêt des enfants qui sert de base aux décisions : la mise en œuvre de la réforme se résume souvent à une approche quantitative des temps scolaires ou périscolaires, centrée sur la répartition horaire. Une part belle est faite aux activités périscolaires, au détriment souvent des temps d’enseignement (morcellement de la journée, complexification et multiplication des calendriers organisationnels, place des activités pédagogiques complémentaires...). Sans compter que dans un département rural comme l’Allier, les contraintes liées au transport scolaire sont souvent un frein à toute possibilité de changement d’organisation.

Ces conclusions ont été présentées lors d’une conférence de presse le 12 février. Elles vous l’ont également été lors de la négociation préalable au dépôt d’un préavis de grève présenté par le SNUipp-FSU. Aujourd’hui le mécontentement est présent sur le terrain, tant chez les enseignants, que les parents d’élèves ou les mairies.

En l’état, cette réforme n’est pas applicable avec succès à la rentrée prochaine. C’est pourquoi le SNUipp-FSU demande le retrait du décret et sa réécriture totale. Cela doit s’assortir : d’un cadrage national sur 4,5 jours, avec possibilités de dérogations émanant des conseils d’école ; d’une non validation des projets qui ne font pas accord au sein des conseils d’école, avec la reprise des concertations entre tous les partenaires pour déboucher sur des projets consensuels ; d’un financement pérenne des temps d’activités périscolaires par l’Etat pour garantir l’égalité territoriale.

Cette réforme doit s’assortir d’autres mesures en faveur des élèves et de leurs enseignants, dans le cadre d’un plan ambitieux et concret pour le service public de l’Education nationale.

Moulins, le 16 avril 2014

 

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