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11 mars 2007

Les IUFM à l’heure du changement ?

11 mars 2007

Les IUFM : A l’heure du changement ?

La réforme de la formation a pris un coup d’accélérateur : le ministère a décidé l’intégration de plusieurs IUFM dès janvier 2007 en dépit du climat d’impréparation généralisée. Le nouveau cahier des charges de la formation des enseignants présenté au Conseil Supérieur de l’Education le 14 décembre (23 votes contre, 15 abstentions, 3 refus de vote contre seulement 17 voix pour), a été passé en force et publié au Journal Officiel du 28 décembre. Au terme de négociations extrêmement rapides, qui n’ont permis que quelques modifications, ce nouveau cahier des charges renonce à toute ambition concernant la formation initiale. Le Snuipp/ FSU a voté contre ce texte, qui accroît le temps passé sur le terrain en PE2 et limite la possibilité d’une formation de haut niveau.

Les premières intégrations

Le 1er janvier 2007 les IUFM d’Aix-Marseille et Versailles inauguraient le processus d’ intégration aux universités. Pour l’année en cours cela ne devrait pas porter à conséquence. Aucun cadrage national ne définit pour le moment la place des IUFM dans les Conseils d’Administration des universités, chacune étant autonome sur son propre fonctionnement. Les étudiants et les stagiaires y seront donc représentés mais quid des représentants des organisations syndicales. Devant ce manque de transparence, les personnels des IUFM sont inquiets. Au ministère, on se veut rassurant : les moyens des IUFM seront protégés (pas de dilution des crédits IUFM dans les crédits universitaires) et les sites départementaux seront maintenus dans l’immédiat. Cependant, de nombreuses questions restent posées : quel statut de l’école, des différentes catégories de personnels ? Un vade-mecum de l’intégration devrait voir le jour prochainement.

Le nouveau cahier des charges, une occasion manquée !

Publié au J.O. du 28 décembre 2006, il entérine le principe et le volume du stage filé. Les enseignements sont réduits à 400 heures, dont 120 consacrées à la maîtrise de la langue (50 h en lecture). 50 heures de formation seront différées en 1ère et 2ème année après la titularisation. Les connaissances, les capacités et attitudes à atteindre seront répertoriées dans un référentiel de compétences qui pilote toute la formation. Une circulaire devrait définir plus précisément les compétences exigibles et leur validation. Ce cahier des charges fait l’impasse sur la nécessité de développer et de diffuser la recherche en éducation en supprimant le mémoire et en n’accordant pas le niveau master à la formation « bac+5 » des enseignants. L’évaluation de la capacité à enseigner, donc l’accès à la titularisation, sera plus exigeante avec le passage d’un Entretien de Qualification Professionnelle. Les IUFM seront libres des modalités de mise en oeuvre de la formation et le ministère ne garantit pas l’égalité de traitement. Si le texte affirme de grands principes intéressants, rien ne garantit la qualité de la formation. Le SNUipp a cependant contribué à faire évoluer quelques points : maintien de l’année de préparation au concours, reconnaissance de la place des formateurs 1er degré dans la formation, définition du rôle des directeurs d’école dans l’accueil des stagiaires sans confusion avec celui des formateurs...

Bilan des stages filés

En octobre, le SNUipp a lancé une enquête nationale en direction des stagiaires et les écoles qui les accueillent afin d’évaluer la mise en place du dispositif du stage filé et recueillir l’avis des protagonistes. Si 91% des PE2 considèrent que ce stage participe réellement à leur formation, les commentaires qu’ils en font pondèrent très vite cet enthousiasme : absence d’aide à la prise en charge de la classe (79%), peu de temps d’observation préalable (78%), absence d’informations sur le fonctionnement institutionnel de l’école (72%), pas de stage de pratique accompagnée (2% seulement en ont bénéficié avant le stage filé). Nombre de stagiaires partagent le sentiment d’être « livrés à eux-mêmes », avec une insuffisance de visites (7% auront 6 à 8 visites, 53% n’auront que 1 à 3 visites, 24% n’ont pas d’information sur le nombre de visites). Beaucoup de stagiaires s’en remettent aux équipes pour les aider dans leur parcours de formation et estiment à 90% leur relation satisfaisante. Les équipes quant à elles, soulignent l’évidente surcharge de travail, notamment les directeurs (encore eux…). C’est donc bien dans un sentiment de « travailler dans l’urgence », avec beaucoup de « stress » et en faisant passer la formation théorique de l’IUFM au second plan que se déroule la formation 2006-2007 dans la plupart des IUFM. Certains IUFM se sont mobilisés pour porter leurs revendications pour l’amélioration de la formation. A Bordeaux, par exemple, le 12 décembre, plus de 50% des PE2 était en grève pour dénoncer les conditions dans lesquelles ils ont vécu leurs 3 premiers mois de formation. Ils ont adressé un courrier à la directrice de l’IUFM pour que le stage filé n’entre pas dans l’évaluation du stage et demander une journée par semaine et une semaine banalisée pour la préparation de leur mémoire professionnel. Une nouvelle enquête sera réalisée prochainement par le SNUipp.

 

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