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7 février 2008

CTPD du 31/01/2008

Déclaration de la FSU Allier sur les moyens dans les collèges

La dotation des collèges annoncée pour la rentrée 2007 marque un tournant politique et gestionnaire qui tourne le dos aux besoins réels du service public et de service public : il faudrait bien entendu créer des postes, à la fois pour faire face aux besoins existant et aussi pour faire face aux besoins "émergents" y compris ceux dont la réalité est officiellement reconnue (comme l’aide pédagogique en fin de journée, le développement des classes bilingues ou une gestion et maintenance correcte de TICE compte tenu de la montée en charge annoncée par les collectivités locales), sans parler des créations que demanderait une politique globale d’allégement des effectifs par divisions.

Sur le papier, s’il était vrai que les revendications syndicales se limitent au quantitatif, nous pourrions prendre acte positivement de la progression de 169 heures du montant global de la dotation collèges Allier, tout en relevant que ceci n’est qu’une récupération partielle par rapport aux pertes des années précédentes et notamment des rentrées 2006 et 2005. Mais le contenu concret réel de cette progression consiste dans la perte de 76 heures postes et le gain de 245 heures supplémentaires. Il y là la déclinaison logique des choix politique que constitue le budget académique de l’Education nationale dans le second degré : 121 postes en moins dont 65 par la transformation d’emplois en heures supplémentaires, et pour les collèges suppression de 22 emplois en heures postes et de 40 emplois de stagiaires, ce qui ferait effectivement de la rentrée 2008 celle d’une innovation majeure, où l’on verrait des collèges avec des heures en plus et des postes en moins. Tout le monde, collègues, parents, élèves et défenseurs de l’école publique, appréciera le sel de cette supposée rupture !

Car ces choix s’inserrent bien évidemment dans la politique nationale résumée dans le slogan "travailler plus pour gagner plus" qui signifie réellement travailler plus pour moins de service public et une dégradation qualitative du service rendu, un accroissement de la charge de travail et une dégradation des conditions de travail et d’études.

La proportion (académique) d’heures supplémentaires dans les dotations des collèges atteint son plus haut niveau historique, l’instar des chiffres du réchauffement climatique, à 6,42% de la dotation contre 2,83% il y a 9 ans, bondissant d’un coup d’une moyenne de 1,25 heure par collègue à la rentrée 2008 contre 0,98 heures cette année (soit + 29%). Ces moyennes (6,60% dans l’Allier) recouvrent bien sûr de véritables cas d’engorgements en heures supplémentaires créés dans plusieurs collèges du département comme Anne de Beaujeu à Moulins (prés de 8%, exactement 7,97%, des moyens en HS ! ), JJ Soulier (7,95%), Gannat (7,87%), les Célestins (7,17%), Marcillat (7,1%), Montmarault (6,93%), J.Ferry Montluçon (6,89%), Charles Péguy (6,79%), J.Ferry Vichy (6,72%), Domérat (6,38%), mais aussi Bellerive (6,28%), Cérilly (6,25%).

Le fait que sur les 76 heures postes perdues dans l’Allier 40 soient des heures de postes stagiaires ne fait que refléter premièrement la politique nationale de non recrutement, et deuxièmement l’utilisation des postes stagiaires comme variables d’ajustement et « bouche-trous » en collège qui avait beaucoup crû depuis 2003.

Cette politique postule que les besoins supplémentaires peuvent être résolus de cette façon ; de même d’ailleurs que le décret de la rentrée 2005, non abrogé, mais finalement et très heureusement pour tout le monde fort mal appliqué, sur les remplacements dit de courte durée ; et enfin la façon dont la grâce présidentielle nous avait valu en juin dernier l’abrogation du décret de la rentrée 2006 qui supprimait massivement des heures de décharges , les restituant presque exclusivement en HSA ! Elle induit une charge de travail que le seul décompte horaire n’indique pas car à chaque heure de cours correspond un temps de préparation, de concertation, de conseil de classe, de suivi des élèves…., qui lui n’est pas pris en compte . Elle comporte des risques de dérives telles que la création artificielle de sous-services en utilisant les HSA dans une discipline tout en envoyant un collègue faire des heures ailleurs dans la même discipline, ou l’invention, pour solder le lot d’HSA, de classes fonctionnant avec des HSA, et autres novations bling-bling.

Disons-le tout net : la méthode gouvernementale ne se résume pas à des restrictions quantitatives, pas plus que nos exigences ne se résument à la question des moyens certes essentielle mais qui ne comporte pas tout. Cette politique consiste en fait dans l’application de deux principes : 1°) charger le baudet, 2°) haro sur le baudet.

Pour leur part, les syndicats de la FSU appellent les collègues à refuser les HSA au delà de la 1° et souhaitent organiser ce refus dans l’unité syndicale, pour mettre l’Etat devant sa responsabilité et sa mission qui n’est pas d’affaiblir le service public national et laïque d’éducation, mais de le défendre et l’améliorer.

Yzeure, 31 janvier 2008

 

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