www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 03

Vous êtes actuellement : Commissions paritaires (Comptes-rendu)  / CDEN 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}

Documents joints


  • Déclaration FSU
    Déclaration réalisée au nom des élus de la FSU au CDEN du 7 novembre 2008
    PDF - 46 ko
    Télécharger

  • Déclaration 5 associations
    Déclaration de 5 Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public de l’Allier
    PDF - 138.7 ko
    Télécharger
8 novembre 2008

CDEN du 07/11/2008

8 novembre 2008
Déclarations
- Déclaration de la FSU
- Déclaration de 5 Associations Educatives de l’Enseignement Public de l’Allier
- Questions relatives aux faits survenus à Vichy et Cusset le lundi 3 novembre

Déclaration de la FSU

Depuis son arrivée, ce gouvernement a mis en œuvre une campagne dévastatrice contre l’Education Nationale avant tout coupable d’être le plus gros gisement de postes à supprimer dans la Fonction Publique d’Etat ; pièce après pièce, il raccourcit, coupe, détricote le tissu de l’école publique. Ce ne sont pas moins de 13 500 suppressions de postes qui ont été actées mardi par l’Assemblée Nationale, lors du vote du budget.

Il faut dire qu’en terme de suppressions, l’année scolaire avait bien commencé : les deux heures supprimées pour tous les élèves étaient-elles de trop dans un contexte où l’année scolaire des petits français serait la plus chargée d’Europe ? Si oui pourquoi les proposer à ceux dont la journée scolaire est déjà trop chargée ? Si non, pourquoi les retirer à tous les élèves ? Si les deux heures supprimées imposent la remise à plat des rythmes scolaires, les chronobiologistes ont beau s’époumoner, cette fois ci comme auparavant ce sont les contraintes des adultes qui s’imposeront aux élèves.

Cette mesure est inique. Elle offre les mêmes moyens d’aides dans toutes les classes sans considérer le nombre d’élèves en difficultés ni la nature des difficultés rencontrées. Elle rompt, là encore sans réflexion ni évaluation préalable, avec la logique précédente de territoire basée sur une évaluation des besoins de chaque zone. Elle renvoie à la responsabilité individuelle des parents ce qui relevait auparavant de la responsabilité collective de compenser les inégalités sociales dans l’accès à l’éducation.

Mais ces deux heures supprimées permettent surtout à notre ministre de récupérer des postes d’enseignants spécialisés sans avoir l’air de réduire l’aide aux élèves en difficulté. Il nie le fait que des aides complémentaires puissent être nécessaires dans certaines situations. Il nie le fait que certains élèves ont besoin d’une aide spécialisée que seuls des enseignants formés peuvent apporter. Supprimer 3 000 postes spécialisés E et G, c’est priver 150 000 élèves d’une aide spécialisée et de nombreuses écoles de toute intervention de maîtres spécialisés. C’est surtout conduire à terme à la suppression des RASED.

Mais au-delà du débat nécessaire sur l’amélioration de l’école, personne n’est dupe ; après les RASED, le tableau ne saurait être complet sans les déclarations provocatrices de notre ministre sur l’école maternelle et ses enseignants qui laissent présager du prochain gisement d’économies budgétaires. Le filon du remplacement est aussi envisagé : avec la création d’une agence nationale de remplacement, les postes de remplaçants vont constituer une manne non négligeable.

De suppressions il est encore question quand on se penche sur les droits des personnels. La mise en place d’un droit d’accueil au profit des élèves des écoles maternelles et primaires empiète sans vergogne sur le droit de grève des enseignants. Lier accueil des élèves et journées de grève n’est qu’une manœuvre honteuse visant à cacher l’essentiel : c’est d’un service maximum dont l’école a besoin et notre ministre n’en prend pas le chemin.

Nous connaissons déjà le discours convenu auquel vous souhaiteriez nous voir adhérer. L’école est riche de ses moyens, de ses personnels et des ses réformes, l’intérêt général, en ces moments difficiles, doit primer sur les intérêts particuliers. Notre ministre l’a dit mardi devant l’Assemblée « le système éducatif n’est pas fait pour les enseignants, il est fait pour les élèves et pour la famille ».

Permettez-nous de ne pas partager ce point de vue et de souhaiter, quand la situation est favorable comme défavorable de préférer la défense de la protection sociale, des retraites et des services publics à celle d’intérêts particuliers dont la volonté est de brutaliser toujours plus le corps social pour en obtenir le meilleur rendement financier.

Le dimanche 19 octobre, 80 000 personnes étaient dans la rue. Il est temps de les entendre. Éduquer, c’est participer à la construction d’une communauté de destin qui ne peut selon nous, sous peine de retirer à l’école le peu d’autorité qui lui reste, se limiter aux comptes d’exploitation des entreprises comme seul horizon collectif et à l’enrichissement personnel comme seul horizon individuel.

Moulins, vendredi 7 novembre 2008


Les 5 Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public de l’Allier, en danger, alertent le CDEN

Les Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, agréées par le Ministère de l’Education nationale, œuvrent, sur tous les territoires, au plus près des citoyens, aux côtés des enseignants, des parents, des élus, dans le champ scolaire et périscolaire, dans la logique du développement et du rayonnement de l’Ecole publique. Elles en défendent les valeurs et visent à promouvoir le service public l’éducation dont elles sont des partenaires importants.

Leurs activités : accompagnement scolaire, formation des délégués d’élèves, éducation à la citoyenneté, ateliers de pratiques artistiques, activités sportives, encadrement et formation de jeunes, classes de découvertes et voyages scolaires éducatifs, initiation à l’environnement et développement durable, centres de loisirs et de vacances d’enfants et d’adolescents, établissements spécialisés, sanitaires et sociaux, formation des enseignants, éducation et prévention sécurité et santé, accompagnement et accueil de personnes handicapées, etc, bénéficient à des millions de jeunes et s’inscrivent dans les apprentissages éducatifs et scolaires nécessaires à chacun d’entre eux.

L’Avenir des Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public, et donc de leurs activités, est aujourd’hui gravement mis en péril par des décisions arbitraires et brutales du Ministre de l’Education nationale, alors même que la définition des Conventions Pluriannuelles sur Objectifs visait, à l’inverse, à apporter de la sécurité à leur financement. En effet, en date du 6 octobre dernier, le Ministre de l’Education nationale a décidé unilatéralement, sans le moindre délai de prévenance, sans concertation préalable, de supprimer 25 % du financement des actions conventionnées par le Ministère au titre de l’exercice civil ...2008, soit avec effet rétroactif.

Cette décision du Ministre intervient bien tardivement en fin d’exercice, à une date où toutes les actions de l’année, et les charges financières correspondantes, sont engagées ! Elle est simplement motivée par un « gel budgétaire » au montant surprenant et disproportionné de 25 %, bien supérieur à la réalité des réserves budgétaires annoncées sur l’exercice 2008... Elle est en contradiction avec l’engagement financier, sans réserve, notifié à ces mêmes Associations par le même Ministre en début d’année 2008. Or, c’est sur cet engagement initial personnel très fort du Ministre que les Associations ont engagé les dépenses afférentes en exécution des missions couvertes par lesdites conventions précitées, dans le cadre de leur participation à des missions de service public. Par ailleurs, toujours en date du 6 octobre, le Ministre de l’Education nationale a annoncé sa décision de ne pas reconduire, dès le 1er septembre 2009, l’aide qu’il apportait aux centaines d’emplois d’enseignants détachés, répartis sur tous les territoires, pourtant indispensables à la conduite des activités de terrain des Associations concernées, ce qui représentera une réduction globale de près de 70 % des financements concernés !

Ces annonces sont en totale contradiction avec les propos récents, tant du Ministre de l’Education nationale, que du Président de la République, sur l’apport irremplaçable des actions de nos Associations, le « travail exceptionnel que nous effectuons dans tous nos domaines d’activité ». Par ces décisions, des millions d’enfants et de jeunes scolarisés seront privés de l’action éducative des Associations agréées partenaires de l’Ecole. Des dizaines de milliers d’enseignants et autres professionnels de l’Education, les Parents, les Elus, se verront également privés du concours des associations éducatives complémentaires de l’Enseignement public. Ces choix gouvernementaux s’inscrivent dans une démarche politique surprenante, celle de programmer la disparition des mouvements d’Education populaire, ciment de citoyenneté et du « vivre ensemble » dans une République solidaire, en particulier dans les territoires sensibles, au plus près de ceux qui en ont le plus besoin. Ce sont plus de 50 000 emplois estimés, directs et induits, qui sont menacés, supprimés, à très court terme au niveau national. Dans l’Allier, c’est purement et simplement la disparition dès 2009 des cinq mouvements encore présents dans le département, de leurs activités et des emplois induits.

Pour les cinq associations éducatives complémentaires de l’Ecole publique de l’Allier : la Ligue de l’enseignement, Les Francas, l’OCCE, La Jeunesse en plein air et l’Association Départementale des Pupilles de l’Enseignement Public de l’Allier


Questions relatives aux faits intervenus survenus à Vichy et Cusset le lundi 3 novembre

"M. le Préfet, après en avoir discuté avec le collectif d’organisations du contre-sommet européen de Vichy, suite aux évènements survenus notamment lundi dernier, compte tenu de la gravité des questions posées et considérant qu’il relève aussi d’un conseil départemental de l’éducation nationale d’avoir connaissance de questions générales et de questions d’ordre public qui ne manquent et ne manqueront pas d’avoir des répercussions dans le monde éducatif, je vous pose avec une certaine solennité les questions précises suivantes concernant les faits survenus à Vichy et Cusset le lundi 3 novembre.

Veuillez comprendre qu’il n’y a nulle insinuation malveillante dans les questions qui vont suivre, mais seulement la volonté déterminée que toute la lumière soit faite et la transparence réalisée, ceci traduisant les questions que se posent les milliers de personnes qui y ont assisté :

1. Pourquoi, contrairement à ce à quoi vous vous étiez engagé, la circulation routière n’a t’elle pas été bloquée sur le parcours de départ et autour de la manifestation du 3 novembre à Vichy ?

2. Pourquoi, contrairement à ce à quoi vous vous étiez engagé, au lieu d’avoir positionné les forces de sécurité au bas de la rue de Paris en position "invisible de la manifestation", avoir organisé le contact entre ces forces et la manifestation au croisement de la rue de Paris et des rues du Portugal et Dejoux, point où vous saviez que la manifestation tournerait ?

3. Pourquoi, les forces de l’ordre à cet endroit là étant harcelées par des groupes de casseurs, leur avoir donné l’ordre de "riposter" en bombardant en profondeur la manifestation au moyen de grenades lacrymogènes ?

4. Quel était le gaz utilisé, manifestement puissant au point de produire des syncopes, des vomissements et de graves incommodations perçues plusieurs heures après par des centaines de manifestants pacifiques, dont des personnes âgées, des enfants et des handicapés, et d’où venaient ces grenades ?

5. Pourquoi ordre a t’il été donné, une fois que la manifestation était malgré cette agression parvenue à se regrouper et à reprendre son parcours l’éloignant désormais du centre de Vichy et retournant sur Cusset, au lieu d’isoler les groupes de casseurs, de les pousser à distance en direction de la manifestation tout en bombardant à nouveau celle-ci à plusieurs reprises, alors que le responsable du collectif d’organisation en contact avec les RG les a appelés à 5 reprises pour se voir signifier une fin de non recevoir et s’entendre dire qu’il n’était pas envisagé de séparer les casseurs de la manifestation, alors même que ces casseurs se trouvaient à ce moment en queue de la manifestation ?

6. Pourquoi lorsque la manifestation s’est arrêtée et a commencé à se disperser en bas des parkings du lycée de Presles et à l’entrée de l’avenue de Vichy à Cusset, les forces de l’ordre ont-elles eu ordre, d’abord d’attendre alors que des individus incendiaient plusieurs véhicules (dont certains appartenant à des manifestants), puis de charger les manifestants eux-mêmes ?

7. Pourquoi ordre a-t’il été donné aux forces de l’ordre de pousser les casseurs en faisant mine de les poursuivre jusqu’au lieu du meeting unitaire à l’espace Chambon à Cusset, cela alors que le responsable de la manifestation en contact avec les RG leur avait téléphoné pour leur dire qu’il ne fallait surtout pas procéder ainsi car on allait au devant d’incidents dans les rues de Cusset, les alentours de l’espace Chambon voire même l’espace Chambon lui-même, et s’est vu communiquer encore une fin de non recevoir ?

8. Qui étaient les individus habillés comme les casseurs, avec la capuche de rigueur, vus par plusieurs témoins entre 20h et 21h autour de véhicules de police avenue de Vichy à Cusset et quel rôle ont-ils joué ?

9. A quoi pouvaient bien servir et quel a été le coût des survols en hélicoptère de l’espace Chambon et des coups de projecteurs donnés à plusieurs reprises sur les participants au meeting ?

10. Pourriez vous apporter des précisions sur la manière a priori un peu surprenante dont les ultimes escarmouches et face à face entre casseurs et police se sont terminés lundi soir, les premiers montant dans les véhicules de seconds pour partir avec eux vers une destination que nous ignorons, mais qui à l’évidence n’était pas le tribunal des flagrants délits où on ne les a pas vus le lendemain ?

11. Pourquoi le groupe de jeunes, non casseurs, qui campait au stade Waggy de Cusset dans la nuit de lundi à mardi, les responsables ayant refusé de les loger à l’espace Chambon par crainte soit qu’ils soient confrontés à des agressions provenant des casseurs, soit à des mesures provenant de vos services, a été réveillé pendant la nuit par ceux-ci équipés de chiens et frappés à coup de matraques puis laissés en plan pour solde de tout compte de nuit dans les rues de Cusset, où des habitants ayant pris part à la manifestation les ont hébergés et réconfortés au petit matin ?

12. Je terminerai par deux questions qui, à la différence des précédentes, ne sont pas factuelles mais relèvent de l’appréciation citoyenne que l’on est en droit d’attendre des responsables censés représenter la République :
- que pensez-vous d’une organisation de la sécurité qui est capable de jouer à transformer les rues de Vichy et Cusset en celles de Belfast voici trente ans sans être capables par ailleurs de réguler la circulation routière au départ d’une manifestation annoncée de longue date et au parcours dûment négocié ?

- et comment expliquez-vous que M. le ministre Hortefeux ait pu dire en concluant l’entretien qu’il a eu le matin du 3 novembre avec une délégation de représentants du collectif d’organisation du contre-sommet et de la manifestation en leur disant sourire en coin : "En cas d’incidents mon communiqué est déjà prêt" ?"

Le préfet a répondu

1. naturellement que tout cela était hors sujet,

2. que les forces de l’ordre "ne prennent jamais d’engagement de quoi que ce soit envers les organisateurs de manifestations". Dont acte : aucune confiance ne serait donc possible envers les autorités préfectorales ?

3. que nous affirmions que "des ordres avaient été donnés" sans être en mesure de le prouver, ce sur quoi on s’est naturellement étonné que M. le préfet semble laisser entendre que lorsque les CRS opèrent tel ou tel mouvement, c’est sans avoir reçu d’ordres ...

4. que "au moins 200 casseurs"’ dont la venue était "connue de longue date" étaient dans Vichy et que face à cela les forces de l’ordre ont "normalement riposté et normalement assuré l’ordre".

5. à une question complémentaire posée par un représentant du personnel de l’UNSA sur les effectifs mobilisés, il a donné le chiffre incrédible de seulement 400 ...

6. enfin que toutes ces questions étaient autant d’affabulations malveillantes, évidemment, ce à quoi nous lui avonsi fait remarquer que la meilleure façon de démontrer notre malveillance et nos affabulations serait de jouer la transparence et d’y répondre point par point.

Une précision

Pour faire une telle déclaration, les informations ont été recoupées, la plupart des situations ayant été vécues par des membres de la FSU de l’Allier. Dans cette série de questions, la 11ème n’est pas prouvée avec certitude (pas de membres de la FSU sur le stade pendant la nuit). Celà ne nous interdisait pas de demander des éclaircissements au préfet sur ce point comme sur les autres. Ce que nous avons donc fait. Sur ce point comme sur les autres nous n’avons pas eu de réponses... si ce n’est que toutes ces questions donc relevaient de l’affabulation malveillante. Dans l’échange oral que nous avons eu à la suite de cette intervention nous lui avons aussi demandé les raisons pour lesquelles des voitures stationnaient sur le parcours de la manifestation notamment rue de Paris contrairement aux engagements pris par les autorités. Si l’interdiction de stationner a été donnée, elle n’aurait donc pas été appliquée ?

On peut lire par ailleurs le communiqué de presse du collectif à l’origine du contre sommet (mardi 4 novembre). Ce dernier n’a jamais été publié par la Montagne...

 

14 visiteurs en ce moment

*Top

SNUipp-FSU 03
42 rue du Progrès
03000 MOULINS

tel/fax : 04 70 44 38 32

snu03@snuipp.fr

Mentions légales


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 03 , tous droits réservés.