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7 février 2009

CTPD du 06/02/2009

7 février 2009
Déclaration commune des représentants des personnels

Déclaration commune des organisations départementales
FSU, SGEN-CFDT, SNUDI-FO, UNSA Education
au CTPD de l’Allier du 6 février 2009

Depuis la rentrée, les enseignants et les personnels de l’Education nationale n’ont de cesse de tenter de faire entendre leurs revendications pour améliorer le service public et de s’opposer aux décisions gestionnaires prises qui, au contraire, le sapent. La récente action du 29 janvier montre l’ampleur des inquiétudes, des attentes et du ras-le-bol des personnels.

X. Darcos, après une période d’attaques régulières, a sans doute compris que les personnels étaient inquiets. Il multiplie les déclarations :

  • les lycées ne devraient pas perdre de postes
  • la stabilisation de 3000 RASED est revue pour n’impacter « que » 1500 postes
  • globalement, les moyens d’encadrement seraient maintenus…

Le ministre se veut rassurant mais la réalité est là :

Dans le budget, l’Education nationale subit 13 500 suppressions d’emplois.
L’asphyxie de l’école publique est confirmée et quand on met en regard, les 400 millions d’euros qu’on entend ainsi économiser avec les largesses faites aux banques, ni les parents, ni les jeunes, ni leurs enseignants ne comprennent…

Dans le premier degré, l’addition est lourde. Toutes les académies sauf une (la Guyane) connaissent des retraits d’emplois alors que le ministère prévoit 14 000 élèves de plus.
Malgré tous les artifices de présentation, les chiffres des dotations sont en baisse comme en attestent les documents remis pour ce CTPD, car si la perte "devant classe" sera de zéro poste, force est de constater que l’Allier se verra retirer au total au moins 21 postes, c’est-à-dire la perte la plus importante de ces 15 dernières années alors que la démographie est stable.
Il faut ici évoquer la situation particulière des RASED. La "sédentarisation" annoncée de 3000 postes au plan national apparait bien pour ce qu’elle est : il s’agit pour la rentrée 2009 de trouver 3000 enseignants pour les classes des écoles, car 3000 enseignants partant à la retraite ne seront pas remplacés.
Dans notre département ce sont au moins 15 postes RASED qui sont concernés par cette mesure. Le recul partiel du ministre sur cette question est un premier résultat important de la mobilisation. Pour autant, nous ne pouvons nous en satisfaire car le maintien des aides spécialisées est pour nous une priorité, et la mise en place de ce qui est appelée "aide personnalisée" ne saurait en aucun cas s’y substituer..

Déjà, cette année, pour rogner sur la dépense, on a gelé la liste complémentaire des concours PE, avec les conséquences désastreuses que l’on connait sur le non remplacement des collègues malades, ou convoqués par l ’administration..
Or à tous ces retraits, vont s’ajouter au plan national ceux de 3000 stagiaires PE2 soit un quart de moins qu’en 2008. Ce sont 750 ETP d’enseignement qui disparaissent.

Dans l’Allier cela se traduit par la perte de 4 à 5 postes au moins. Nous serons attentifs à ce que ce ne soit pas l’occasion de la remise en cause du régime des décharges des directeurs telle qu’il a été défini en 2006.

Le second degré subit une perte de 7500 postes, au moment où les collèges voient leurs effectifs repartir à la hausse de 16 000 élèves.
Pour l’Allier en deux ans nous aurons enregistré une augmentation des effectifs des collèges de 496 élèves se traduisant par seulement 426 heures de plus (dont la moitié en HSA) et par l’ouverture de seulement 11 divisions supplémentaires faisant ainsi progresser de manière importante les moyennes d’effectifs par classes pour l’ensemble des collèges.
Nous ne manquerons pas d’ajouter à ces difficultés les baisses importantes des crédits d’état.
De plus, la disparition annoncée de 3000 postes de TZR au plan national va encore aggraver la note et compliquer la gestion des répartitions des services.

Dans un contexte où se multiplient les points de crispation liés à la multiplication des décisions unilatérales du ministre portant entre autres :

  • sur la réduction des horaires scolaires,
  • la modification des programmes,
  • la suppression annoncée de l’aide spécialisée et la multiplication de dispositifs d’aide et de soutien pas spécialement cohérents,
  • la réglementation SMA visant à réduire le droit de grève,
  • les évaluations CM2 programmées en dehors de tout bon sens en milieu d’année,
  • l’allongement de l’année scolaire en retardant les examens et les décisions d’orientation faisant fi des problèmes matériels ainsi posés,
  • une réforme des lycées qui fait long feu,
  • et sans oublier le blocage des salaires et la multiplication des heures supplémentaires imposées,

on ne peut que comprendre le mécontentement des enseignants pour qui les dégradations des conditions de travail et de vie deviennent insupportables.

Pour les personnels, les moyens alloués à l’éducation nationale ne sont pas à la hauteur des besoins.
Dans la crise économique actuelle, plus que jamais, l’éducation est un investissement indispensable. Le gouvernement doit l’admettre et en tirer les conséquences.

Pour notre part nous ne saurions cautionner cette dégradation de la situation et nous attendons légitimement une révision à la hausse des dotations pour préparer la prochaine rentrée.

 

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